Harcèlement sexuel au Parlement ? Les collaborateurs parlementaires répondent

Quels qu'aient été les faits, que seule la procédure judiciaire en cours pourra mettre au jour, l'affaire Strauss-Kahn a conduit la presse à s'intéresser aux comportements qu'ont certains hommes politiques avec les femmes, et notamment avec leurs collaboratrices. Plusieurs témoignages relayés par les médias ont ainsi dénoncé, au cours des dernières semaines, l'attitude insistante, voir empressée, de certains parlementaires envers ces dernières.

Face à ces témoignages, il est de la responsabilité de l'Association française des collaborateurs parlementaires de souligner deux points.

Le premier est que, s'ils étaient avérés, il s'agirait là de cas isolés, et heureusement pas représentatifs des relations professionnelles qui s'établissent entre les élus et leurs collaboratrices.

Le second est qu'il faut redoubler de vigueur dans la lutte contre les comportements de ceux qui profitent de leur position hiérarchique pour tenter d'obtenir des faveurs de leurs subordonnées, et ce dans tous les secteurs d'activité. Nul doute que les élus doivent montrer l'exemple à cet égard.

Le problème des collaborateurs parlementaires n'est pourtant pas celui du harcèlement sexuel, rarissime dans les faits. Il est plus largement celui d'un manque général de considération qui, dans certaines situations, peut conduire à des abus. Et de ces abus, les collaborateurs ne seront pas prémunis tant qu'ils n'auront pas un statut professionnel en adéquation avec leurs qualifications et leurs responsabilités.

 

Les membres du bureau de l'AFCP