Jeudi, 25 Mars 2010 00:00
Le jeudi 25 mars, nous avons été plus de 150 à nous retrouver dans les appartements de la questure, à l'invitation de l'AFCP : collaborateurs de l'Assemblée, du Sénat, des ministères et de la présidence de la République. En attendant la prochaine édition, voici le petit mot prononcé pour l'occasion par Alphée Roche-Noël, le président de l'association.
« Mes chers amis,
Nous autres, Français, avons cette fâcheuse tendance à considérer que lorsqu’on s’intéresse aux affaires publiques, que lorsqu’on veut y faire carrière, il faut avoir fait l’ENA. Et, dans les dîners en ville, il est fréquent que, lorsqu’on se présente comme collaborateur parlementaire, d’une part on ne nous prenne pas très au sérieux, d’autre part on nous demande ce que nous voulons faire plus tard.
On peut bien sûr répondre que collaborateur parlementaire, c’est un vrai métier, qui suppose une vraie connaissance du Parlement.
Mais on peut aussi prendre les gens au mot. On nous demande ce que nous voulons faire plus tard ? Mais, l’exemple de ceux qui nous ont précédés nous donne un bon aperçu de ce que nous pouvons faire plus tard : conseiller de ministre, responsable des relations institutionnelles dans un grand groupe, élu… Le Premier ministre lui-même est un ancien collègue : représentons-nous un peu les perspectives que cela nous ouvre !
Collaborateur parlementaire, c’est un métier à part entière – ce n’est pas moi qui l’invente : c’est le Répertoire des métiers qui le dit depuis le mois de février –, collaborateur parlementaire, c’est donc un métier à part entière, et ce peut être la première étape d’un cursus honorum qui mène à des postes influents et passionnants. Collaborateur parlementaire, c’est l’une des grandes voies d’accès aux affaires publiques en France, à côté des concours administratifs, et non pas au-dessous des concours administratifs.
Si j’ai tenu à vous dire tout cela, c’est parce que lorsque mon ami Pierre de La Dure et moi-même réfléchissions au projet que nous allions présenter pour l’élection au bureau de l’Association française des collaborateurs parlementaires, il y a déjà plusieurs mois, nous nous sommes posé la question de savoir ce que nous tous attendions d’un emploi de collaborateur. Car il était évident pour nous que la politique et l’action de l’AFCP découleraient de la réponse que nous apporterions à cette question essentielle.
En devenant collaborateurs parlementaires, nous espérons un emploi qui nous plaise pour le présent, et qui nous porte pour l’avenir. Et je suis heureux de vous dire que non seulement nos espoirs ne sont pas vains, mais qu’en outre, l’AFCP fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu’ils se réalisent, pour chacun d’entre nous. Nous sommes désormais toute une équipe à travailler pour vous, et j’aimerais vous en présenter les membres avant de vous dire bonsoir.
Présentation des membres du bureau, des missions de chacun (v. liste) et des projets de l’association. Mention de l’entrevue qui eut lieu le jour même avec le questeur Richard Mallié relativement aux mutuelles et aux primes de précarité et d’ancienneté (v. article).
Nous sommes là pour faire en sorte qu’on nous reconnaisse à l’extérieur, et qu’on se connaisse à l’intérieur. C’est ce dernier objet qui nous réunit ici aujourd’hui, et il ne me reste donc plus qu’à vous souhaiter de passer, tous ensemble, un très agréable début de soirée. »